L’État de Droit en Haïti : Un Système en Crise !

L’Organisation Kay Jèn lance un vibrant appel aux autorités établies à garantir l’ordre et la paix publique.

        Kay Jèn constate qu’Haïti, en tant que première République noire indépendante, vit aujourd’hui une crise profonde qui mine les fondements mêmes de l’État de droit. Le pays est marqué par l’instabilité politique, la violence généralisée des groupes armés et une corruption endémique qui le ronge. La nation peine à garantir la sécurité et la justice. Les droits fondamentaux des citoyens sont bafoués. L’existence même de la population, de l’État-nation est menacée.

         Et pourtant, tout semble porter à croire que l’Exécutif ne se soucie guère du sort d’un peuple meurtri par la misère et l’injustice. Un pouvoir législatif inexistant. Un pouvoir judiciaire, qui devrait être le socle de la société, est, jusqu’à présent, théoriquement indépendant sur le papier, mais souvent paralysé par des pressions politiques. L’accès à la justice est limité pour une grande partie de la population, en particulier pour celles et ceux des zones rurales et des quartiers défavorisés.

         Kay Jèn constate également la montée en puissance des groupes armés qui contrôlent une partie importante de la capitale de Port-au-Prince, ainsi que d’autres régions, notamment dans les départements de l’Artibonite et du Centre. Le pays est plongé dans un climat de terreur. Enlèvements, extorsions et massacres sont devenus monnaie courante. L’ordre et la paix publique sont en péril. L’impunité règne, érodant la confiance des citoyens envers les institutions. Il est à signaler que, malheureusement, malgré ces défis, la méfiance et les rancunes entre les acteurs politiques et ceux de la société civile les empêchent de trouver une entente pour mettre le pays sur la voie du développement tant attendu. Et ce, au nom de l’intérêt général, afin de garantir un avenir meilleur à la génération future.

Face à ces difficultés, Kay Jèn invite les autorités et les forces vives de la nation à manifester une volonté politique ferme et une mobilisation collective, en vue de rétablir un État de droit fonctionnel et constitutionnel. Le rétablissement de la sécurité, de la justice, de l’égalité des chances et de la justice sociale demeurent primordial pour permettre au pays de sortir de cette spirale de violence et d’instabilité.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut